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Implémentation ERP6 min de lecture

Fin du support Dynamics NAV : ce qu’il faut décider avant janvier 2028

Le support étendu de Dynamics NAV 2017 prend fin en janvier 2027, celui de NAV 2018 en janvier 2028. Ce que cela signifie en pratique, les trois options réalistes, et un plan construit à rebours à partir de la date.

Votre entreprise tourne sous Dynamics NAV depuis dix ou quinze ans. Le système fonctionne. Les personnes qui l’utilisent le connaissent, le partenaire qui l’a mis en place répond toujours au téléphone, et chaque personnalisation a sa raison d’être, même si plus personne ne s’en souvient. La mise à niveau vers Business Central figure sur la liste depuis trois ans, et chaque année, quelque chose de plus urgent est passé avant. Les dates de fin du support Dynamics NAV sont désormais assez proches pour que cela ne puisse plus attendre une année de plus.

Le support étendu de Microsoft pour NAV 2017 prend fin en janvier 2027. Pour NAV 2018, la dernière version, il prend fin en janvier 2028. Les versions plus anciennes ne sont déjà plus prises en charge. Voici ce que ces dates changent réellement, les trois options réalistes, et un plan qui vous fait quitter NAV avant la date plutôt qu’après.

Les dates de fin du support Dynamics NAV

Selon les pages de cycle de vie de Microsoft, les deux versions relèvent de la politique de cycle de vie fixe :

  • Dynamics NAV 2017 : le support standard a pris fin en janvier 2022 ; le support étendu prend fin le 11 janvier 2027.
  • Dynamics NAV 2018 : le support standard a pris fin en janvier 2023 ; le support étendu prend fin le 11 janvier 2028.
  • NAV 2016 et versions antérieures : la fin du support étendu est déjà dépassée.

Si vous n’êtes pas sûr de la version que vous utilisez, demandez à votre partenaire ou regardez la version affichée dans le client. Beaucoup d’entreprises qui disent « nous tournons sous NAV » sont en réalité sur NAV 2013 ou 2015, ce qui signifie que la date est déjà passée.

Ce que la fin du support change réellement

NAV ne s’arrête pas de fonctionner le 12 janvier. Rien ne s’éteint. Ce qui s’arrête, c’est la part de Microsoft : plus de mises à jour de sécurité, plus de correctifs, et plus de support Microsoft en cas de panne. Les conséquences pratiques arrivent plus lentement, et c’est précisément pour cela qu’elles sont faciles à sous-estimer.

  • Sécurité : le serveur NAV, et souvent les versions de Windows et de SQL Server sur lesquelles il repose, ne reçoivent plus de correctifs. Votre assureur, votre auditeur ou le questionnaire fournisseur d’un grand client peuvent commencer à vous interroger à ce sujet.
  • Réglementation : les changements en matière de facturation électronique et d’e-reporting continuent d’arriver. L’obligation Peppol en Belgique est entrée en vigueur en 2026, l’obligation d’émission en Allemagne commence en 2027. Sur une version qui n’est plus prise en charge, chaque nouvelle exigence devient un développement spécifique.
  • Personnes : les développeurs qui maîtrisent le C/AL, le langage dans lequel sont écrites les personnalisations de NAV classique, se font plus rares. Les partenaires réaffectent leurs équipes à Business Central. Chaque année, le même changement coûte plus cher et prend plus de temps.
  • Infrastructure : NAV tourne généralement sur un serveur dans vos propres locaux ou dans le cadre d’un contrat d’hébergement. Le matériel et le système d’exploitation vieillissent avec lui.

Trois options réalistes

Mettre à niveau vers Business Central

Business Central est le successeur de NAV chez Microsoft, et pour la plupart des utilisateurs de NAV, c’est l’étape suivante naturelle. Le modèle de données vous semblera familier, et Microsoft fournit des outils de migration pour les données. Ce qui ne migre pas tout seul, ce sont les personnalisations : le code écrit en C/AL doit être réécrit sous forme d’extensions ou, mieux, remplacé par des fonctionnalités standard qui n’existaient pas quand l’original a été développé. La première étape honnête est un inventaire de chaque personnalisation, avec une décision pour chacune : conserver, reconstruire ou abandonner.

Réimplémenter sur un autre ERP

Si NAV a été choisi il y a quinze ans pour une entreprise qui ne ressemble plus guère à celle d’aujourd’hui, par exemple après une acquisition ou un changement de modèle, il vaut la peine de se demander si Business Central reste le bon choix. Une réimplémentation représente plus de travail qu’une mise à niveau, mais c’est aussi l’occasion de concevoir les processus pour l’entreprise que vous êtes devenue. Les mêmes questions se posent que pour toute sélection d’ERP.

Rester sur NAV pour l’instant, en connaissance de cause

Pour un petit nombre d’entreprises, rester sur NAV pendant une période limitée est un choix raisonnable : une cession de l’entreprise est prévue, une décision ERP à l’échelle du groupe est en attente, ou le système est en voie de retrait. Si c’est votre cas, mettez la décision par écrit, fixez-lui une date de fin et réduisez le risque : isolez le serveur, restreignez les accès et prévoyez un plan pour les changements réglementaires. Rester par défaut, ce n’est pas la même chose.

Un plan construit à rebours depuis janvier 2028

Les guides des partenaires annoncent des durées très différentes pour une migration NAV, et la vôtre dépendra du nombre de personnalisations, de la qualité des données et du temps que vos équipes peuvent y consacrer. Chez Waterlogic République tchèque, le système était prêt après 16 semaines, le périmètre étant serré. Il n’est pas passé en production. Le client a ensuite arrêté la mise en production parce que d’autres priorités sont passées devant : un projet mondial dans 17 pays a pris le pas au sein de l’entreprise. Un périmètre serré est une décision, pas une hypothèse. Travaillez à rebours :

  1. Ce trimestre : confirmez votre version de NAV et sa date, listez chaque personnalisation et chaque interface, et choisissez entre mise à niveau, réimplémentation ou maintien assumé.
  2. Début 2027 : choisissez le partenaire et le périmètre. Abandonnez les personnalisations que personne n’utilise. Nettoyez les données maîtres tant que vous avez encore le temps de bien le faire.
  3. Mi-2027 : développez et testez. Faites au moins deux migrations de test avec des données réelles.
  4. Choisissez une date de mise en production qui ne tombe pas dans les dernières semaines de l’année. Une mise en production au 1er janvier comporte ses propres risques, et la faire le week-end même où votre support prend fin ne laisse aucun filet de sécurité.
  5. Après la mise en production : prévoyez l’hypercare et la première clôture annuelle sur le nouveau système. Elles font partie du projet, elles ne viennent pas après.

L’essentiel

La fin du support Dynamics NAV n’arrête pas votre activité un jour donné. Elle rend chaque année sur NAV un peu plus risquée et un peu plus chère, et elle vous retire la possibilité de choisir votre propre calendrier. Confirmez votre version, inventoriez les personnalisations, choisissez entre mise à niveau, réimplémentation ou maintien assumé, et fixez une date de mise en production qui laisse une marge avant janvier 2028. Les entreprises qui commencent maintenant choisissent leur projet. Celles qui attendent héritent du projet qui reste.

Comment réaliser une implémentation ERP en 12 semaines

Faut-il mettre votre nouvel ERP en production le 1er janvier ? (en anglais)

Votre première clôture annuelle sur un nouvel ERP : un plan pratique (en anglais)

Étude de cas : Waterlogic République tchèque, prêt en 16 semaines, mise en production arrêtée

Sources

Microsoft Lifecycle : Dynamics NAV 2018

Microsoft Lifecycle : Dynamics NAV 2017

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